#00 - On est parti !

Cette fois, c'est parti ! On s'envole pour Buenos Aires. A nous l'hiver au mois de juillet !
Du 24 au 27 juin 2019
4 jours
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Depuis que le Concorde a embarqué sur le Grande Francia, les choses sont devenues plus calmes. La préparation continue, mais en mode plus tranquille. L'essentiel du temps est consacré aux examens scolaires des enfants. Manuel et Catalina passent leurs premiers examens à l'école primaire, Santiago termine sa deuxième secondaire, et Mateo passe son CEB (Certificat d'Etudes de Base) qui marque la fin des primaires. C'est Mateo qui produit le plus d'efforts et demande le plus d’attention. Un an avant ses camarades de classe, il passe son CEB en fin de 5ème.

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Au fur et à mesure des rencontres, on se rend compte que c'est la dernière fois qu'on se voit avant de nombreux mois. Les cœurs se serrent. Les larmes apparaissent aussi. Parfois. C'est difficile de partir. Mais ces dernières rencontres, on ne s'en n'est pas privé ! A la sortie de l'école, chez des amis, dans la famille... on a vraiment savouré chacun de ces moments avant de partir. Ils nous manqueront tous, on part avec un pincement au coeur, mais serein.

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Aujourd'hui, c'est le grand jour. Le jour du grand départ. Il fait étouffant. Près de 30 degrés à Zaventem. Derniers adieux à Grapy et Grany, Juan et Diana, Matias et Olivia qui sont venus à l'aéroport. Depuis quelques heures, les messages d'encouragement et d'au revoir nous parviennent de partout. Cela fait chaud au cœur.

On s'envole pour Barcelone, première étape de ce voyage...

Au revoir le plat pays...
Au revoir le plat pays...
Bonjour la Méditerranée
Bonjour la Méditerranée
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L'arrêt à Barcelone n'est pas qu'une étape technique. Nous avons rendez-vous avec Diego, un ami d'enfance d'Edna, qui habite dans le quartier du Camp Nou, le mythique stade du Barça. Nous prenons donc le métro pour rejoindre Diego et son épouse Carmen Rosa, sa maman et son beau-frère.

Ils nous ont réservé une table dans un petit resto de tapas à quelques dizaines de mètres du stade de Lionel Messi. On discute famille, on discute voyage... et on déguste une série de petites spécialités, toutes très alléchantes : calamars, piments, escargots de mer, patates, chorizos... le tout arrosé d'une sangria bien fraîche. Çà fait du bien !

L'après-repas est consacré à une petite balade digestive autour du stade de 120.000 places. Séance photo obligatoire en face du stade. Crème glacée comme dessert. Et il est déjà temps de retourner vers l'aéroport...

Séance photo avec Lionel Messi 

Voilà une pause bien agréable, qui nous a permis, pour quelques heures, de nous échapper d'une longue attente dans l'aéroport. Merci à Diego et sa famille pour ce chouette moment.

De retour à l'aéroport, tout le monde est assommé et s'endort dans les banquettes. Il faut encore attendre notre vol qui décolle à 1h30.

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Le vol de Barcelone à Buenos Aires est long : 13h30. Mais il démarre à 1h30 (heure de Barcelone) et arrive à 10h (heure de Buenos Aires). La majeure partie du vol est donc consacrée au sommeil. Sommeil inconfortable, certes, mais sommeil quand même. Les enfants alternent les séances de dodo et les séances d'écran. Ils en profitent, et ils ont raison. Au niveau des repas, on est un peu surpris : 3 repas pour 6 ! On avait du réserver les vols en 2 fois avec Iberia : 3 avec bagages et 3 sans bagages. Allez savoir pourquoi, seuls les 'bagages' ont eu droit à un repas. On a jamais compris pourquoi ! On a réparti les rations, on a sorti les paquets de biscuits et les gourdes d'eau... et on s'en est sorti comme cela.

Au petit matin, nous survolons Buenos Aires et le Rio de la Plata, l'immense embouchure du fleuve que nous traverserons dans 15 jours pour rejoindre Montevideo. Arrivés au sol, on rencontre des compagnies aériennes inconnues chez nous : Air Austral, Aerolineas Argentinas... cela sent bon le bout du monde !

La file aux douanes argentines est longue. Mais avec 4 enfants, on attire forcément l'attention. Cela a ses bons côtés, puisqu'on nous a gentiment invité à dépasser toute la file... pour un meilleur confort... le nôtre ou celui des autres ? On ne le saura jamais, mais cela nous arrange bien.

Dans la file, on profite du wifi de l'aéroport pour reprendre contact avec la famille et donner des nouvelles. Un mail attire particulièrement notre attention : il vient du service du Ministère de l'Enseignement et nous annonce que Mateo a réussi son CEB ! L'émotion est grande, malgré (ou à cause de ?) la fatigue. En direct, on partage la nouvelle via WhatsApp. Les félicitations arrivent de la famille. Bravo à Mateo qui a réussi, un an avant les autres, à terminer ses études primaires. Dans les jours qui suivent, nous recevrons aussi les résultats de Santiago, Manuel et Catalina. Ils sont tous excellents ! On est fier d'eux, car la session d'examen a été chamboulée par les préparatifs du départ et le déménagement. Ce qu'ils ont réussi, ils le doivent à eux-mêmes. Bravo !

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Les Porteños, ce sont les habitants de Buenos Aires. Le premier contact que l'on aura eu avec un porteño, c'est à Sergio qu'on le doit. Sergio, c'est le chauffeur du van qui est venu nous chercher à l'aéroport. Et ce premier contact, il est vraiment sympa. On profite du trajet pour discuter de Buenos Aires et de l'Argentine. Des choses très pratiques comme la ville, la sécurité, les transports en commun, l'eau potable, la météo... et des aspects plus profonds de la société argentine : l'économie, l'éducation, la cuisine, etc.

Pendant la discussion, les enfants s'endorment sur la banquette arrière. Epuisés par le long voyage. Enfin, Sergio nous dépose dans le quartier de Parque Chas, où nous logeons chez Christian et Florencia...

A la sortie de l'aéroport, plusieurs possibilités s'offrent à nous :

- Prendre le bus de ligne, le moins cher (environ 8 EUR/6 personnes pour le trajet), mais aussi le plus long et le plus éprouvant, surtout après ce long voyage.

- Prendre le bus direct (TiendaLeón) qui relie l'aéroport au centre de la ville, et ensuite prendre le métro jusqu'à la maison. Relativement cher (40 EUR) pour une famille nombreuse.

- Prendre un taxi, mais on nous l'avait déconseillé. Et plus cher quand on est à 6 et qu'on doit en réserver deux !

- Utiliser le service de 'Van al aeropuerto'. Un service de van, idéal pour les grandes familles, et pas plus cher que le bus direct, quand on est à 6. Le confort en plus.


C'est ce dernier que nous avons choisi, sans le regretter. D'abord pour la gentillesse et l'amabilité de Sergio, ensuite pour le service, qui est impeccable. Le tout pour un prix raisonnable de 2250 pesos argentin, soit un peu plus de 40 EUR.


Van al aeropuerto

Contact via WhatsApp : +54 9 11 3611-4714

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Pendant les deux semaines que nous sommes à Buenos Aires, nous empruntons la maison de Christian et Florencia. Nous les avons rencontrés sur le réseau Home Exchange qui permet l'échange de maisons entre particuliers.

La petite maison est située dans le quartier tranquille de Parque Chas, dans la banlieue de Buenos aires, à quelques centaines de mètres d'une station de métro qui nous mène, en 30 minutes, dans le centre-ville. On trouve tout à proximité : boucherie, boulangerie, magasin de producteurs, supermarché, pharmacie... En plus de la disponibilité de nos hôtes, pour le moment en Europe avec Home Exchange, qui veillent au mieux à ce que notre séjour se passe de la meilleure des manières.

De temps en temps, Elisabeth vient s'occuper de la maison, pour le nettoyage et faire à manger. Mais surtout, elle nous initie au mode de vie argentin en nous expliquant la manière de faire, la manière de cuisiner, les petits trucs du quotidien...

La maison de Christian et Florencia
Salle à manger
La salle de jeu
La chambre
La terrasse sur le toit...
La vue de la terrasse
La maison de Christian et Florencia 

Home Exchange permet deux types d'échange : soit un échange direct de maisons (tu viens chez moi pendant que je vais chez toi), soit un échange différé, basé sur un échange de points (tu viens chez moi pour x points, et je vais chez un autre pour y points).

Nous nous étions inscrits sur ce réseau il y a quelques années (il s'appelait alors Guest to Guest), sans jamais pouvoir concrétiser d'échange. Mais au moment de l'inscription, nous bénéficions d'une réserve de points offerts. Ce sont ces points qui nous ont permis d'échanger la maison de Buenos Aires pendant 15 jours.


Les seuls frais à compter, c'est au moment de la concrétisation de l'échange : 130 EUR par an (ou autre formule : 10 EUR par jour d’échange) pour les frais administratifs et d'assurances. En cas de problème avec l'échange, le site garantit un logement similaire pour la même période.


Ils sont assez réactifs, lorsque nous avons fait appel à eux pour changer de statut (en voulant passer du tarif journalier ou tarif annuel), ils ont accédé facilement à notre demande

La différence de température est rude avec Bruxelles. Ici c'est l'hiver. La nuit, les températures tombent à 4°c. En plus, le chauffage de la salle à manger est tombé en panne. Heureusement, il sera vite remplacé et nous pourrons profiter de la chaleur de la maison.

Petit déjeuner en famille, les yeux encore embrumés par le décalage horaire 

Petit à petit, nous prenons nos marques dans ce quartier. Bientôt, nous commencerons à découvrir les richesses de Buenos Aires.

Retrouvez également le récit des enfants sur cette première étape du voyage : Les 4 d'Ushawa